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DÉBUT DE LA FORMATION DES FLEURS DU VIVANT À PIERRE CHATEL

02 mai 2015

Voilà : les 8 jeunes de la 4ème promotion des Fleurs du Vivant ont pris leur quartier de vie à Pierre Chatel pour une année.
Leur premier programme a été le séminaire de Satya Narayan das avec pour thème : Message aux jeunes au seuil de la vie active.

Quelques extraits de ce séminaire seront mis sur ce site prochainement.

Depuis ce lundi 1er septembre, les 8 jeunes se sont installés dans la Chartreuse et entrent dans cette formation. Ils ont été rejoints par Morgane qui va assister Alain dans les tâches multiples d'un quotidien "fleurs du Vivant" !

photos : •  premier repas d'arrivée • séminaire avec Satya Narayan Das et •  détente sur un fil...

Pour rappel, ci-après l'esprit de cette école.

On peut suivre les jeunes de cette formation sur facebook : ici

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On peut également lire ici quelques courriers reçus après la première année de fonctionnement.
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Les fleurs du Vivant
école de vie et d'action


« Chaque homme abrite un seigneur endormi
qu’il importe de libérer de sa gangue. »
Antoine de Saint-Exupéry

 

Cette formation pour jeunes adultes est inspirée de ma propre histoire.
Jusqu’à l’âge de 29 ans, j’ai refusé l’école, refusé d’entrer dans le monde professionnel, refusé de m’insérer dans la société. Je n’adhérais à aucune de ses structures, comment aurais-je pu y participer ?

Profondément, il m’apparaissait que notre manière de vivre était fausse, et ce sentiment était renforcé par de longs voyages sur d’autres continents où l’on vivait différemment et de façon plus juste.
C’est en Inde que j’ai trouvé la clé : il existe une autre dimension à la vie, qui la fonde et lui donne sens, par laquelle on est relié à la source de vie. Ne pas connaître cela c’est vivre mutilé, c’est vivre en dehors de la Vie.

Notre société ne connaît pas cela. Sans vision juste, son action n’est pas juste – et les humains n’y sont pas heureux. Comment en vouloir aux jeunes de ne pas y adhérer, de ne pas vouloir s’y insérer ? Pourquoi tant de drogues, tant de violence, tant de suicides, tant d’incivilités, tant de misère ? Pourquoi toutes ces manifestations de refus ? Pour eux, la vie n’a pas de sens.

Dire que c’est le sens qui manque, c’est dire que c’est la relation à la source de vie qui est coupée. Pour que la vie ait du sens, il faut qu’elle soit reliée. Et c’est pourquoi l’élément fondamental d’une juste éducation, aujourd’hui, est le rétablissement d’une reliance. C’est ce qui s’était passé pour moi, en Inde, à 29 ans.

Car, ensuite, on peut vivre dans le monde sans forcément adhérer à ses valeurs, s’y investir et y jouer un rôle sans lui appartenir. Car on appartient désormais à cette plénitude – infinitude – éternité, au delà de tout, hors de toute atteinte. On est libre et l’on assume les fonctions que la destinée nous a réservées. Ce sera toujours dans la Joie, la joie de l’Être que je suis, la joie qui m’accompagne dans la Vérité à la joie jaillie du OUI à ce qui m’est demandé.

C’est cela qu’une juste éducation doit enseigner, car c’est par cela – et par cela uniquement – que l’on peut s’insérer et s’engager totalement. L’apprentissage des techniques d’un métier est secondaire, et se fera ensuite sans difficulté, car la volonté d’apprendre sera pleine et entière.



Une formation en trois étapes


Après de longs séjours dans des structures éducatives de divers pays et l’organisation de quatre colloques « Eduquer à la Vie », après la mise en place de plusieurs structures pédagogiques innovantes – après une longue maturation sur ce sujet qui me passionne -  m’est venu le désir d’une mise en œuvre de ces acquis dans une formation pour jeunes adultes qui se cherchent comme je le faisais moi même à leur âge. Cette formation a débuté en décembre 2011 et a été baptisée du beau et juste nom « Les Fleurs du Vivant ».

Cette formation sur 1 an et en résidentiel se déroule en 3 étapes :

Retrouver le sens

Il s’agit de retrouver le sens de la Vie et du travail. Cela se fait par un enseignement philosophique régulier. On y réexamine nos concepts sur la vie à la lumière de « la philosophie éternelle » chère à Aldous Huxley, et du Sanatana Dharma, « les Lois éternelles » de la tradition indienne.

Ces apports sont nourris de nombreux films provenant de toutes les traditions, de rencontres avec de « belles personnes » venant de tous horizons, et de visites de lieux remarquables.

Cet enseignement est appuyé de diverses pratiques. Certaines sont très régulières : la méditation, le Yoga ou les arts martiaux, le chant – d’autres sont ponctuelles et au choix des élèves : danse, clown, qi gong, communication non violente…

L’intégration de tout ce travail se fait dans le seva ou service désintéressé, où chacun met sa propension naturelle à l’action au service de la collectivité : cuisine, jardin, nettoyage, bureau… Le seva est essentiel. Si les « pratiques » de méditation et yoga, par exemple, font passer la Connaissance du cerveau au cœur, le seva la fait passer du cœur à la main. Il permet, ou facilite, l’intégration, la cohésion. Il fait une personne unifiée, dans l’esprit de Service.
Cette première étape dure 7 mois environ.

Trouver son espace d’action

Pendant la première étape les sevas attribués à chacun changent régulièrement. L’élève fait l’expérience de différents métiers, et aussi cette diversité lui enseigne « l’adaptabilité ». Il ne s’agit pas d’être figé dans sa vie et de fonctionner en roulant sur des rails. Il faut pouvoir changer, s’adapter, et cela sollicite la créativité. Car l’une des choses essentielles qui est enseignée est de vivre le quotidien de façon créative.

Dans la deuxième étape de la formation, le « cadrage » du seva est moins clair. Il est beaucoup demandé à chacun de voir par lui même où il est le plus utile, et d’être en capacité quasi instantanée de s’adapter avec efficacité à une nouvelle situation. C’est aussi un entraînement au lâcher-prise. C’est à ce niveau, plus ou moins tôt selon les personnes, que l’élève découvre l’espace de travail dans lequel il a envie de s’investir. Il y est alors encouragé et aidé.
Cette 2ème étape dure trois mois.

Approfondir son engagement et ses compétences


Pendant l’été, l’élève est mis en situation de (relative) autonomie et responsabilité dans son poste pour qu’il puisse exprimer pleinement son potentiel dans le métier qu’il a choisi.
Cette 2ème étape dure deux mois.

Un cadre de vie

La formation est en résidentiel, partiellement autogérée, pour des jeunes de 18 à 26 ans, de niveau bac minimum. Elle dure un an, avec possibilité d’une deuxième année d’approfondissement.
Si l’on analyse davantage, on peut noter :

Vie collective – Le groupe vit très uni dans un espace qui lui est propre : chambre, sanitaires, cuisine et salle à manger, salle de réunion, salles de pratiques. Les jeunes aiment en général, cette convivialité étroite qui leur permet beaucoup d’échanger et de partager, d’être « entre eux ».

Autogestion – Les élèves sont responsables de la gestion de leur espaces spécifiques : mise en ordre, nettoyage, plannings… Ils apprennent à se concerter, s’organiser, vivre ensemble sans « chef » désigné. L’acceptation des quelques « frictions » que cela peut engendrer fait partie de la formation.

Amour et confiance – La saveur principale de la relation entre tous, élèves entre eux, et élèves/enseignants, doit être l’amour et la bienveillance. C’est la condition de l’ouverture des élèves et de leur apprentissage. Le corollaire est la confiance. Les élèves doivent sentir, à tous les niveaux et dans tous les aspects du quotidien, qu’on leur fait confiance.  Alors seulement ils se donnent et feront toujours de leur mieux pour honorer cette confiance – que souvent personne ne leur a vraiment donnée auparavant.

Partages réguliers – Les enseignants partagent beaucoup de la vie des élèves. En plus des cours et pratiques, ils mangent souvent avec eux, et ont de multiples échanges libres – et parfois formels quand c’est demandé. Mais à côté, il y a des séances de « Partages » formels généralement hebdomadaires. Assis en cercle, chacun partage ses joies et ses difficultés, dans les pratiques ou le seva, et peut poser toutes les questions qu’il souhaite. C’est un moment où la parole est pleinement libérée, où l’on « fait le point ». De temps en temps, il y a aussi des exercices et des propositions de partages écrits.



Rapports enseignants et enseignés

Il y a un fondement important à l’école, qui fixe clairement les rapports entre enseignants et enseignés. « Elèves et enseignants sont réunis dans l’école pour le plaisir d’être et de travailler ensemble. Si l’un des deux, à un moment quelconque, n’a plus ce plaisir, il est libre de rompre la relation immédiatement ». Sans en avoir trop l’air, cette phrase est assez révolutionnaire. Car elle implique qu’il n’y a pas de droits et de devoirs formalisés, qu’il n’y a pas d’obligation pour quiconque ni de sanction pour quiconque, élève ou enseignant. Il y a une relation libre, fondée sur le désir d’apprendre de l’élève et le désir de transmettre de l’enseignant. Il n’y a aucun lien de subordination. A l’expérience, cela donne la transmission dans la joie.



Initiations


L’évolution d’une personne n’est pas quelque chose de continu, mais se fait par paliers. Il y a de petits paliers et de grands paliers. Il y a des paliers vécus spontanément à la faveur des évènements de la vie, et d’autres qui peuvent être suscités par des épreuves proposées de façon ritualisée. C’est ce qu’on appelle des initiations.
Par ailleurs, on distingue généralement deux niveaux d’initiations : les initiations pubertaires qui accompagnent le développement psycho-physique de la personne, et les initiations spirituelles par lesquelles on accède à l’au delà de l’esprit, à des fonctionnements de la psyché qui transcendent la raison. L’école des « Fleurs du Vivant » est concernée essentiellement par les initiations pubertaires. Il en est proposé trois au fil de l’année:
• une maîtrise des sens par diverses restrictions, alimentaires et autres, pendant un mois, tout en continuant la vie quotidienne ;
• une méharée de 15 jours dans le désert, avec un cadre de vie rigoureux.
• quatre jours d’isolement et de solitude dans la nature, en espace restreint, avec très peu de nourriture et sans rien à lire. Une façon de s’éprouver seul face à soi-même ;

L’initiation ancre la personne à un niveau de conscience supérieur, lui donne une maturité plus grande.

La prochaine formation débute fin août 2016. Voir le programme ici.



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